Bouillotte et courbatures : récupérer après le sport
Les courbatures apparaissent 12 à 48 heures après un effort intense - c'est le fameux phénomène DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness). Elles sont dues à des microlésions musculaires et à la réponse inflammatoire qui suit, pas à l'acide lactique comme on l'entend encore trop souvent. La bonne nouvelle : la chaleur locale, appliquée via une bouillotte, peut soulager la douleur perçue, détendre les muscles contractés et améliorer le confort de récupération. Mais il y a un timing précis à respecter. Ce guide vous explique quand sortir la bouillotte, comment l'utiliser efficacement, et comment l'intégrer dans un protocole de récupération complet - étirements, nutrition, hydratation - pour revenir plus vite sur le terrain.
Qu'est-ce que les courbatures ? Mécanisme physiologique
Les courbatures ne sont pas un signe de faiblesse. Ce sont des douleurs musculaires à apparition retardée - les DOMS - qui surviennent typiquement entre 6 et 48 heures après un effort inhabituel ou particulièrement intense.
Ce qui se passe réellement dans le muscle :
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L'effort, surtout en phase excentrique (descente d'escaliers, squats, foulée en descente), provoque des microlésions des fibres musculaires et des structures contractiles appelées sarcomères.
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Ces microlésions déclenchent une réponse inflammatoire locale : les cellules immunitaires affluent pour nettoyer les tissus endommagés.
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Cette inflammation sensibilise les nocicepteurs (récepteurs de la douleur) dans le muscle, d'où la sensation de brûlure et de raideur caractéristique.
Ce mécanisme est bien documenté, notamment dans les travaux publiés sur PubMed concernant les DOMS. L'acide lactique, lui, est éliminé en moins d'une heure après l'effort - il n'a rien à voir avec les douleurs du lendemain.
Pourquoi certains efforts donnent plus de courbatures ?
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Les mouvements excentriques (allongement du muscle sous tension) créent plus de microlésions que les contractions concentriques.
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Un exercice nouveau ou inhabituel génère davantage de DOMS qu'un mouvement maîtrisé.
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L'intensité et le volume jouent aussi : plus vous poussez fort sur une séance non préparée, plus les douleurs musculaires après sport seront marquées.
La bonne nouvelle, c'est l'effet de répétition (repeated bout effect) : après une première séance douloureuse, le muscle s'adapte et les courbatures suivantes sont moins intenses pour le même effort.
Chaleur ou froid après le sport : que choisir ?
C'est la question que tout sportif se pose, et la réponse n'est pas aussi tranchée qu'on le croit.
Le froid (cryothérapie) réduit efficacement la douleur perçue à court terme en limitant l'afflux sanguin et en ralentissant la conduction nerveuse. C'est utile pour une douleur aiguë, un choc ou une inflammation très marquée dans les premières heures. Mais attention : des études publiées dans le Journal of Physiology montrent qu'une application systématique de froid après la musculation peut freiner les adaptations musculaires à long terme - gains de force et d'hypertrophie inclus. Si votre objectif est de progresser, abuser du bain froid n'est pas la stratégie optimale.
La chaleur (thermothérapie) agit différemment. Elle :
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Dilate les vaisseaux sanguins, améliorant la circulation locale et l'apport en nutriments.
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Réduit la tension musculaire en agissant sur les fuseaux neuromusculaires.
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Atténue la sensation de douleur en modulant les signaux nerveux.
Une revue récente publiée sur PubMed Central (PMC5932411) confirme que la chaleur locale peut améliorer la récupération fonctionnelle et réduire les DOMS dans certains protocoles. Une étude de 2025 analysée par Kinesport va plus loin : le bain chaud favoriserait la régénération musculaire là où l'eau froide n'a pas montré de supériorité sur l'eau thermoneutre.
En résumé pratique :
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Situation |
Recommandation |
|---|---|
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Douleur aiguë, choc, gonflement (< 24h) |
Froid (glace, poche froide) |
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Courbatures diffuses (> 24h) |
Chaleur douce (bouillotte, bain chaud) |
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Raideur musculaire localisée |
Bouillotte ciblée |
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Objectif progression musculaire |
Éviter le froid systématique |
La bouillotte pour les courbatures : quand l'utiliser ?
La bouillotte courbatures, c'est efficace - mais uniquement au bon moment.
À éviter dans les premières 12 à 24 heures après un effort très intense ou en cas de lésion suspectée (douleur vive, gonflement, ecchymose). La chaleur augmente la circulation sanguine et peut aggraver une inflammation aiguë.
Le bon créneau : à partir de 24 à 48 heures après l'effort, quand les courbatures sont installées et que la phase inflammatoire initiale est passée. C'est là que la chaleur devient un vrai remède naturel contre les douleurs musculaires.
Cas d'usage concrets :
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Vous avez couru un trail samedi, vos quadriceps sont en feu dimanche soir → bouillotte sur les cuisses pendant 20 minutes.
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Séance de musculation intense jeudi, dorsaux douloureux vendredi matin → bouillotte dans le dos pendant la lecture ou devant la télé.
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Entraînement de foot mardi, mollets raides mercredi → bouillotte sur les mollets avant de dormir.
La bouillotte est aussi utile en prévention : appliquée avant une séance sur des muscles déjà fatigués, elle aide à les préparer en augmentant leur température et leur souplesse.
Comment appliquer la bouillotte sur les muscles endoloris ?
Quelques règles simples pour une utilisation efficace et sans risque.
Température et durée :
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Température idéale : 40 à 45 °C - chaude mais jamais brûlante.
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Durée recommandée : 15 à 20 minutes par zone.
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Ne jamais dépasser 30 minutes d'affilée sur la même zone.
Précautions essentielles :
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Toujours placer un tissu (serviette fine, housse) entre la bouillotte et la peau pour éviter les brûlures.
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Ne pas s'endormir avec une bouillotte en contact direct avec la peau.
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Éviter sur une peau lésée, irritée ou insensible.
Zones à cibler selon votre sport :
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Course à pied / trail : quadriceps, mollets, ischio-jambiers.
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Musculation : dorsaux, pectoraux, épaules, biceps.
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Cyclisme : quadriceps, fessiers, lombaires.
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Sports collectifs : mollets, adducteurs, lombaires.
Bouillotte sèche ou à eau ? Les deux fonctionnent. La bouillotte à eau classique maintient une chaleur plus longue et régulière. La bouillotte sèche (noyaux de cerise, graines de lin) est plus maniable, se glisse facilement sous un vêtement et peut être réchauffée au micro-ondes en 2 minutes - pratique pour cibler une zone précise après le sport.
Bouillotte et récupération musculaire : ce que dit la science
La science sur la thermothérapie locale et les DOMS progresse vite. Voici les données les plus solides disponibles.
Ce qui est établi :
Une revue systématique publiée sur PubMed Central portant sur les méthodes de récupération post-exercice confirme que plusieurs approches thermiques réduisent les DOMS et la fatigue perçue. La chaleur locale, en particulier, agit sur deux leviers : la réduction de la douleur (via les mécanorécepteurs thermiques qui "court-circuitent" le signal douloureux) et l'amélioration de la circulation locale.
Les mécanismes en jeu :
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La chaleur active les récepteurs TRPV1 (thermorécepteurs), qui inhibent partiellement la transmission des signaux nociceptifs - c'est le même principe que la capsaïcine dans les crèmes chauffantes.
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L'augmentation de la température locale améliore la viscosité du tissu conjonctif, réduisant la raideur perçue.
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Une meilleure vascularisation locale favorise l'apport en acides aminés nécessaires à la réparation musculaire.
Ce qui reste nuancé :
La chaleur locale (bouillotte) n'est pas équivalente à une immersion en eau chaude. Son effet est ciblé et superficiel - elle ne chauffe pas les couches musculaires profondes comme un bain. Pour une récupération globale après un effort intense sur tout le corps, le bain chaud reste plus efficace. La bouillotte excelle sur les zones localisées : un mollet tendu, un trapèze contracté, des lombaires douloureuses.
Étirements, massage et bouillotte : le protocole complet
La bouillotte sport récupération est encore plus efficace combinée à d'autres techniques. Voici un protocole en trois temps, applicable dès le lendemain d'une séance intense.
Étape 1 - Récupération active (J+1, 10-15 min)
Avant tout, bougez doucement. L'INSEP recommande une activité de faible intensité - marche, vélo tranquille, natation - pour relancer la circulation sans aggraver les microlésions. 10 à 15 minutes suffisent. Évitez le repos total : l'immobilité prolonge les courbatures.
Étape 2 - Chaleur + étirements (J+1 ou J+2, 20-30 min)
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Appliquez la bouillotte sur la zone douloureuse pendant 10 minutes pour préparer le tissu.
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Enchaînez avec des étirements statiques doux : maintenez chaque position 30 secondes, sans forcer. L'objectif est de restaurer l'amplitude, pas de gagner en souplesse.
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Reposez la bouillotte 5 minutes après les étirements pour prolonger l'effet vasodilatateur.
Étape 3 - Massage (J+1 à J+3, 10-20 min)
Le massage de récupération réduit les DOMS de façon mesurable, comme le rappellent les fiches de l'INSEP. Utilisez une balle de massage, un rouleau en mousse (foam roller) ou faites appel à un kiné sportif. Travaillez en pression progressive, jamais en douleur vive. Le Kinesport classe le massage parmi les techniques de physiothérapie les mieux étayées contre les dommages musculaires induits par l'exercice.
Protocole résumé :
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Timing |
Action |
Durée |
|---|---|---|
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J+1 matin |
Récupération active (marche, vélo léger) |
10-15 min |
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J+1 soir |
Bouillotte → étirements → bouillotte |
25-30 min |
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J+2 |
Massage + bouillotte ciblée |
20-30 min |
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J+3 |
Retour progressif à l'entraînement |
Selon ressenti |
Nutrition et hydratation pour récupérer plus vite
La bouillotte soulage. Mais sans carburant adapté, la réparation musculaire sera incomplète. La nutrition post-effort est un levier sous-estimé par la plupart des sportifs amateurs.
Les protéines : priorité absolue
Les protéines fournissent les acides aminés nécessaires à la reconstruction des fibres musculaires endommagées. Les recommandations actuelles convergent vers 20 à 40 g de protéines par prise, répétées toutes les 3 à 4 heures. Sources efficaces : œufs, blanc de poulet, yaourt grec, fromage blanc, poisson, légumineuses pour les végétariens.
Les glucides : reconstituer le glycogène
Si une nouvelle séance est prévue dans les 4 heures, visez 1 à 1,2 g de glucides par kg de poids corporel par heure dans les 30 premières minutes post-effort. Pour une récupération à plus long terme, une alimentation équilibrée suffit. L'INSEP recommande de consommer rapidement une collation glucido-protéique dans l'heure suivant l'effort.
L'hydratation : souvent négligée
Un muscle déshydraté récupère moins bien. L'INSEP conseille de boire légèrement au-delà de ce qui a été perdu à l'effort, et de surveiller la couleur des urines au réveil - elles doivent être claires. L'eau seule ne suffit pas toujours après un effort intense : une boisson apportant sodium, glucides et protéines optimise la réhydratation.
Les micronutriments utiles :
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Magnésium : réduit les crampes et soutient la fonction musculaire.
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Vitamine C : participe à la synthèse du collagène, utile pour les tendons et le tissu conjonctif.
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Oméga-3 : propriétés anti-inflammatoires documentées, peuvent réduire l'intensité des DOMS.
Bain chaud vs bouillotte : quelle différence ?
Les deux utilisent la chaleur, mais leurs effets ne sont pas identiques. Choisir le bon outil selon la situation fait une vraie différence.
Le bain chaud (38-42 °C, 15-30 min)
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Chauffe l'ensemble du corps et les muscles en profondeur.
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Améliore la circulation systémique et favorise la relaxation générale.
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Idéal après un effort intense impliquant tout le corps (marathon, match de rugby, séance full-body).
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Une étude récente analysée par Radio-Canada confirme que les bains chauds améliorent la récupération chez les athlètes, notamment sur les marqueurs de régénération musculaire.
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Attention : à éviter si vous êtes encore en hyperthermie juste après l'effort - attendez 30 à 60 minutes.
La bouillotte
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Chaleur locale et ciblée : parfaite pour une zone précise (mollet, lombaires, épaule).
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Portable, utilisable au bureau, dans le canapé, au lit.
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Moins efficace pour une récupération globale, mais imbattable pour le confort d'une zone douloureuse spécifique.
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Aucune contrainte de salle de bain ou de temps de remplissage.
Quand choisir quoi :
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Courbatures diffuses sur tout le corps → bain chaud.
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Douleur localisée sur un muscle précis → bouillotte.
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Pas de baignoire / peu de temps → bouillotte.
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Avant de dormir, pour se détendre → les deux fonctionnent.
L'idéal ? Combiner les deux selon les jours : bain chaud le soir de J+1, bouillotte ciblée les jours suivants sur les zones encore sensibles.
Prévenir les courbatures : échauffement et récupération active
Mieux vaut prévenir que guérir. Quelques habitudes simples réduisent significativement l'intensité des courbatures.
L'échauffement dynamique : indispensable mais pas magique
Contrairement à une idée reçue, l'échauffement ne supprime pas les DOMS - mais il en réduit l'intensité. Un article de référence sur les DOMS rappelle que les étirements statiques seuls avant l'effort ne préviennent pas les courbatures. En revanche, un échauffement dynamique (mouvements articulaires, montées de genoux, fentes dynamiques) prépare efficacement le tissu musculaire.
Protocole d'échauffement recommandé :
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5 à 10 minutes de cardio léger (footing tranquille, vélo).
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Mobilisations articulaires des zones à solliciter.
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Exercices dynamiques progressifs à 50-70 % de l'intensité cible.
La progressivité : le vrai remède
Le meilleur moyen d'éviter les courbatures sévères, c'est d'augmenter progressivement le volume et l'intensité d'entraînement. L'effet de répétition joue en votre faveur : après quelques séances, le muscle s'adapte et les douleurs musculaires après sport diminuent naturellement.
Le retour au calme : souvent bâclé
5 à 10 minutes de récupération active (footing très lent, étirements légers) à la fin de la séance relancent la circulation et accélèrent l'élimination des déchets métaboliques. C'est simple, gratuit, et efficace.
Bouillotte et sport professionnel : ce que font les athlètes
Dans le sport de haut niveau, la récupération est une science à part entière. Les athlètes professionnels disposent de protocoles précis - et la thermothérapie y a sa place, même si elle n'est pas l'outil central.
Ce que font réellement les pros :
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Bains froids et contrastes chaud/froid : très utilisés dans les sports collectifs (rugby, football) pour réduire rapidement les douleurs et la fatigue perçue après un match.
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Sauna et bains chauds : intégrés dans les protocoles de récupération entre deux compétitions rapprochées, notamment en sports d'endurance. Des passages de 10 minutes, répétés 2 à 3 fois, entrecoupés de refroidissement.
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Thermothérapie locale : utilisée par les kinés sportifs pour préparer une zone musculaire avant une séance ou soulager une contracture ciblée entre deux entraînements.
La bouillotte dans ce contexte :
Elle est surtout utilisée comme outil de confort et de récupération locale - pas comme technique principale. Un kiné de club de Ligue 1 ou un préparateur physique d'équipe nationale ne va pas remplacer un bain froid par une bouillotte après un match. Mais entre deux séances, pour détendre un trapèze contracté ou soulager des lombaires raides, elle reste un outil simple et efficace.
Ce que les athlètes amateurs peuvent retenir :
Les pros ont accès à des baignoires de cryothérapie, des chambres de récupération et des kinés à disposition. Nous, on a une bouillotte, une baignoire et une bonne nuit de sommeil. Et c'est déjà beaucoup. L'INSEP le rappelle : sommeil, nutrition et hydratation restent les trois piliers de la récupération, avant toutes les techniques sophistiquées.
FAQ
La bouillotte est-elle efficace contre les courbatures ? Oui, à condition de l'utiliser au bon moment. Elle est efficace à partir de 24 à 48 heures après l'effort, quand la phase inflammatoire initiale est passée. Elle réduit la douleur perçue, détend les muscles contractés et améliore le confort de récupération. Elle ne "répare" pas les fibres musculaires plus vite, mais elle rend la récupération bien plus supportable.
Peut-on utiliser la bouillotte juste après le sport ? Non, pas immédiatement. Dans les premières 12 à 24 heures après un effort très intense, la chaleur peut aggraver une inflammation aiguë. Attendez que les courbatures soient bien installées (généralement le lendemain) avant d'appliquer la chaleur.
Combien de temps appliquer la bouillotte sur les muscles douloureux ? 15 à 20 minutes par zone, avec un tissu entre la bouillotte et la peau. Ne dépassez pas 30 minutes d'affilée. Vous pouvez répéter l'application 2 à 3 fois par jour sur les zones les plus douloureuses.
Bouillotte sèche ou à eau pour les courbatures ? Les deux fonctionnent. La bouillotte à eau classique maintient une chaleur plus longue. La bouillotte sèche (noyaux de cerise, graines de lin) est plus pratique au quotidien, se réchauffe en 2 minutes au micro-ondes et s'adapte mieux aux formes du corps. Pour une utilisation sportive régulière, la bouillotte sèche est souvent plus commode.
Les courbatures signifient-elles que l'entraînement était efficace ? Pas nécessairement. Les courbatures signalent que le muscle a subi des microlésions, ce qui peut accompagner une progression - mais leur absence ne veut pas dire que la séance était inutile. Un athlète bien entraîné peut progresser sans jamais avoir de courbatures sévères, grâce à l'effet de répétition.
Peut-on s'entraîner avec des courbatures ? Oui, avec modération. Une récupération active légère (marche, natation, vélo tranquille) accélère même la guérison. En revanche, une séance intense sur des muscles déjà très douloureux augmente le risque de blessure et retarde la récupération.
La chaleur peut-elle remplacer les anti-inflammatoires contre les courbatures ? Elle peut réduire le besoin d'antalgiques pour des courbatures légères à modérées. Mais pour des douleurs très intenses ou persistantes (plus de 5 jours), consultez un médecin ou un kinésithérapeute - une vraie lésion musculaire peut ressembler à des courbatures sévères.
Sources utiles
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PubMed Central - Local heat therapy for recovery from exercise-induced muscle damage (PMC5932411)
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PubMed Central - Recovery methods post-exercise (PMC7492448)
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INSEP - Récupération et sommeil : recommandations officielles
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Kinesport - Régénération musculaire et bain chaud : étude Dablainville 2025
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Kinesport - Hiérarchisation des techniques de physiothérapie contre les dommages musculaires
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GPnotebook - DOMS : douleurs musculaires d'apparition retardée
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The Conversation - Pourquoi a-t-on des courbatures après une séance de sport ?
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Radio-Canada - Les athlètes et la récupération par les bains chauds










